Là.
Tout commence, et c'est un monde.
Là scintillait le nouveau-né de poussières
Juste au dessus de l'âme éveillée du rêveur.
Lorsque l'inconscient hurle ses sombres prières,
L'étoile jalouse se délaisse sans peur,
Dans ce silence morbide, de sa pudeur...
Mais l'esprit déshabille, habile, ces lueurs
Timides, s'empare, exalté, de leur beauté,
Pour donner une Vie, Lumière des c½urs
Limpides du Songe, à son enfant sublimé,
Loin des Gouffres diurnes et de l'Icare abîmé.
Le petit être grand grimace de douleur
Et crache sur son Dieu toute sa vanité,
Les constellations ivres tournent. Ravageur,
Le Hurleur de mort montre son insanité
Au Roi mourant, à Toi, Petite humanité.
Mon crâne étouffe et il (sur)vient le vent divin,
Souffle apaisé de raison, torturé d'oubli
Meurt le règne, Meurt et saigne, et Meurt enfin
Le Prince de la crypte hantée, anobli
Affaibli par le Coeur, éc½ure; rétabli.
Libre mais revient bientôt le jour oppressant
Nouveau règne du Puissant le Cerveau travaille
A nous sentir présent Lumière nous Offensant
Toi le Nouveau mort et Moi le rat Je tressaille
Là s'éteignait...